Rencontre nocturne - Loren

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AVEUGLES
TROGNE © : Emile Woon (cosmic light)
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(#) Dim 29 Oct - 17:39
Bruits incessants.
Tu fixes la nuit, regard hagard et corps tremblant. Encore une fois, t’as le sommeil qui s’échappe, qui s’évade, aux sons trop nombreux qui se choquent et s’entrechoquent dans ta tête. Comme le battement d’un cœur. Boum boum. Trop fort à tes oreilles. Tu n’y arrives plus. Corps qui titube. Tu ne sais même plus où tu es. T’as juste ton corps qui s’est redressé, tes pas qui t’ont menés, ici et au hasard. Dans la nuit froide de cet endroit aux allures de films d’horreur.

T’as l’air bien malade, Eliot, avec ton corps devenu encore plus maigre. Parce que t’as mal. De plus en plus. Parce que tu ne peux plus, presque plus. Alors, un peu comme un automate, t’as décidé de chercher. Mais, t’es même pas sûr que tu trouves ici. T’es même pas sûr que tu les reconnaisses. Mais, tu sais. Qu’il n’y a qu’eux. Eux qui vont savoir te guider. Corps qui titube, t’as pas vu la racine à tes pieds. Pour t’écrouler. Peut-être que finalement, tu vas mourir avant même cette pleine lune. Peut-être que finalement t’es juste trop faible ? Sanglot étouffé.

T’as pas voulu comprendre. Non. T’as pas voulu, mais, doucement, t’as fini par ne plus pouvoir te fermer les yeux. Par même espérer un peu, sortir de cet enfer. Parce que tu sais. Qu’ils vivent mieux que toi. Que vous les humains. Ils ont droit à des maisons, ils vivent dans cette ville que tu nettoies de tes mains maigres. Oui, tu sais. Alors, après ce terrible déni, t’as fini par avoir cet espoir. De sortir de l’enfer. Mais, n’est-ce pas un autre que tu découvres ? En sentant ton corps brûler. En sentant tes peaux crier. En entendant tous ses bruits que tu n’arrives plus à trier.

Tes jambes se recroquevillent, tu te laisses aller dans cette position de naissance. Fœtus égaré dans la forêt noire. Tu voudrais pouvoir juste t'effacer et oublier. Jamais, tu ne vas en trouver un. Tu ne sais pas où ils sont, tu ne sais pas. Alors, peut-être, pourrais-tu juste rester là. Peut-être qu’enfin, le repos te cueillera ? Mais, y a ce bruit qui craque au loin et la terreur qui s’égare dans tes veines. Corps qui s’élance comme un élastique, mais, qui titube à nouveau, la tête qui tourne. Tu t’es levé trop vite. Pathétique, Eliot. Tu cherches à te cacher, mais, c’est sûrement trop tard. Et, finalement, c’est sûrement par un garde. Que tu vas te faire tuer. Ne rien dire. Ne pas bouger.
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(#) Lun 30 Oct - 2:59
Rencontre Nocturne.ft. Eliot.
Les journées passaient, et défilaient, mais semblaient toutes se ressembler. Rien n’évoluait, rien ne changeait. Rien ne semblait réellement à sa place. La flamme d’une bougie ondulait faiblement sur une table basse, rare élément de décor de l’étroite pièce. Sa dance était menaçante au regard de Loren, mais pourtant si belle. Elle lançait son reflet de l’autre côté de la pièce, faible reflet, mais tout aussi beau. Dehors, les rues à l’allure plébéiennes dissimulaient un semblant de faux-calme. On se persuadait que tout allait bien, à l’abri derrière quatre murs et un toit. Dans le fond, il est pourtant impossible de se sentir en sureté. Parce que son aura est partout. Sur chaque créature, chaque personne, chaque âme aussi certainement. Inlassablement. Sans qu’il y ait de failles. Chassant d’un revers de mains les sombres pensées qui l’habitaient, Loren ouvrit la porte, faisant entrer un léger courant d’air, qui donna une dernière danse à la flamme de la bougie, avant de l’éteindre, laissant les ténèbres envahir la pièce. La douce odeur de fumée s’estompa rapidement, à son tour. Comme si elle n’avait jamais existé. Là-haut, seul l’astre nocturne éclairait la voûte céleste. Ce qui avait un côté assez… Réjouissant.
L’instinct le guidait. Il dictait sa vie, lorsque sa raison se mettait au repos. Il était un remède, une échappatoire, lorsque les illusions ne suffisaient plus à donner à ce monde un quelque chose pour le rendre beau ; un quelque chose qui n’existe pas. Il fallait reformer de nouvelles illusions. Des illusions qui, une fois qu’elles seraient déchues et brisées, ne rendraient que plus violent le retour à la réalité.

Luxuriante forêt, mystique omniprésente. Loren aimait cet endroit, sans vraiment mettre un mot au pourquoi. Sans raison apparente. L’instinct, sans aucun doute. Il y avait bien longtemps qu’il avait tout simplement arrêté de comprendre, de lutter. Désormais il suivait le mouvement. Ses pensées différaient de ses actions, mais il en était indifférent. A chacun de ses pas, il devait redoubler de prudence, avançant parfois à l’aveuglette, ne se fiant qu’aux formes imprécises qui se dessinaient devant lui. Il aurait longtemps pu avancer ainsi, alternant les phases où le clairvoyant de la Lune suffisait, à celles où la pénombre baignait, indifférente à ce qui se déroulait autour d’elle. Mais il y eut une fausse note dans le tableau. Ces bruits étouffés, ces craquements distincts, tout ce qui ne peuvent laisser indifférents. Et le son en était justement un, ce qui le fit tressaillir. Présence nouvelle, inconnue, mais distincte. Vue trompeuse, ne se fiant qu’à l’ouïe vers l’origine de la tâche. Néant absolu pour la suite, seule la curiosité peut y mettre un terme. Il n’y avait que quelques mètres qui le séparaient de la créature. Il y avait toujours l’option d’une fuite ; mais… Il ne semblait pas dangereux, du moins, pour le moment, et quelque chose – que l’on nommera sans doute l’instinct, puisqu’il dicte énormément de choses, et qu’on peut quasiment tout lui reprocher, à moins qu’il ne s’agisse de la curiosité, où d’un mélange des deux – le poussa à ne pas favoriser cette fuite. L’opacité des ténèbres diminua un court instant, suffisant pour le faire sortir de l’ombre un fois, plantant son regard, dans ce qui semblait être le sien. Et lançant les hostilités. « Qui es-tu ? ».
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AVEUGLES
TROGNE © : Emile Woon (cosmic light)
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(#) Lun 30 Oct - 18:40
T’as le cœur qui bat à toute allure. Et, t’es presque sûr que l’ombre qui s’approche t’a vu, entendu. Tu es terrorisé, tel un lapin prit au piège. Tel un enfant ayant fait une bêtise, tu n’oses bouger. Comme pour espérer que l’arbre t’engloutisse dans les ténèbres. Et, tu te demandes pourquoi. Pourquoi tu es venu ici. Pourquoi vouloir t’aventurer ici. Pour…peut-être pour un peu d’espoir. Oui, sûrement. Celui qui te fait tant défaut. Espoir de trouver un lycan. Espoir de survivre. Mais, t’es maintenant persuadé que tu vas juste te faire pendouiller, là, au milieu d’une place. Pour l’exemple. Parce que tu t’es enfui ? Frisson d’horreur, ton esprit tourne dans tous les sens.

Jusqu’au sursaut. Si violent que tu ne peux t’empêcher de reculer. Branche craquant sous tes pieds. Tu trembles, larmes dans les yeux. Non non non. Voix qui claque dans l’air comme une gifle. Tu ne sais quoi répondre. Que dire pour te défendre pour…. Parce que tu ne vois pas vraiment qui te fait face. Juste quelqu’un ou bien. Ou bien. Mais, tu te souviens qu’ici. Il n’y a pas de bien…Pas vraiment. Fermer les yeux. Espérer. Oui, juste un peu, que t’es en train de faire un cauchemar. Juste un mauvais rêve. Mais, tu sais…tu sais que c’est impossible. Parce que tu ne dors plus depuis si longtemps…

« Pardon ! Je….je vis là et… » Tu pointes du doigt le ghetto allumé au loin, lumière blafarde dans la nuit. On sait qu’il est là, mais, on n’en aperçoit pourtant pas les habitations. Huttes de bric et de broc. « Je….je n’arri…pardon ! Pardon ! » Tu trembles. Tu as peur. Peur qu’on te blesse. Sanglot étouffé dans ta gorge. Tu voudrais pouvoir t’enfuir à toutes jambes. Mais, y a comme bizarrement, quelque chose qui t’en empêche. Qui te susurre au creux de l’oreille. Non. Il faut rester. Mais, tu ne sais pas pourquoi. Tu ne comprends pas. « S’vous plait…je…je me promenais juste ! C’est vrai ! » Mais, tu paniques pourtant quand même. Avec ton corps si fatigué. Que tu as peur de bientôt retomber. Trop fatigué, trop douloureux. « Je… »

Et tu oses. Regarder, enfin. Parce que depuis le début, tu n’as pas osé lever les yeux. Non. Impossible. Mais, tu oses enfin et, un frisson vient te glisser dans le dos. Regard qui s’écarquille alors que le murmure s’intensifie dans ta tête. « Vous…. » En as-tu trouvé un ? Murmure qui s'intensifie.
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(#) Mer 1 Nov - 20:52
Rencontre Nocturne.ft. Eliot.
L’espace d’un court instant, les secondes semblaient durer des heures. La singularité de la scène avait ce pouvoir de le rendre alerte. Le silence, s’il avait été de la matière, aurait été lourd. Seuls les battements de son cœur se faisaient entendre. Tension omniprésente dans son corps, comme prêt à fuir en cas de danger. Finalement, Loren ne se disait que maintenant, qu’une fois qu’on ne pouvait plus revenir en arrière, qu’il n’avait pas assez pesé le pour et le contre. S’embarquer dans des situations qu’il pouvait ne pas contrôler, ce n’était pas réellement dans ses habitudes. Alors, lorsqu’il y en était en plein dedans, il cherchait à savoir comment s’en sortir, comment la gérer… Et les secondes s’écoulèrent. Avant que la voix de l’autre vienne résonner jusqu’à ses oreilles. Il semblait si… Fragile ? Jeune ? Apeuré ? Un peu des trois à la fois ? Qu’importait, pour le coup… Profonde expiration. Relâchant chaque muscle. En soit, un uniquement signe de soulagement. Craintes résorbées. L’instant d’un simple battement de cœur.

Il n’écoutait même plus les mots prononcés. Son instinct se sentait désormais en sureté. Il n’en avait donc qu’à faire. Retourner vaquer à ses occupations, comme si rien ne c’était produit. Tout ceci n’avait été qu’un pur instant de soif de curiosité, qui avait été abreuvé. Il n’éprouvait plus rien. Il ne faisait que ressentir la présence de la créature terrifiée qui lui faisait face. Vide de principes une fois retrouvé sa nature profonde, il n’avait désormais plus qu’à faire. Il se tairait, oubliant cette rencontre à jamais. Dicté uniquement par des sens qui lui quémandaient d’autres choses. Alors, s’apprêtant à plonger une nouvelle fois dans les ténèbres envahissantes. Un mot. Un seul. Intonation différente. Curiosité qui refit surface une nouvelle fois. Il se doutait également que son regard se posait sur lui, bien qu’il n’arrivait pas à le discerner, dans cette pesante obscurité. Pause. Une certaine tension avait refait son apparition dans chacun de ses muscles, mais différente cependant. Sonnant plus comme de l’intrigue, du questionnement. Battement de son cœur, qui lui disait que rien n’arrivait pas hasard. Nouvelle pause. Doutes submergeant. Lentement, il s’approcha. Discernant la silhouette de son interlocuteur, qu’il n’avait que jusqu’à présent vaguement imaginé. Il fit cependant un arrêt brutal. Vrai de dire que jusqu’à présent, l’inconnu n’avait montré que de la frayeur. Paume ouvertes, mains légèrement relevées, signe qu’il n’avait, à priori, rien à craindre. Bref instant de silence. Avant de le couper net. Moins tranchant que la première fois, cependant. « Qui es-tu, réellement ? » Insistant franchement sur le dernier mot de sa phrase. Pause. Fin. Il n’avait rien d’autre à ajouter. Du moins, pour le moment.

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