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ELLE
TROGNE © : DANDELION.
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DATE D'INSCRIPTION : 11/05/2017
(#) Mar 17 Oct - 17:36
CROYANCES & RELIGION
I tried to pray that night and God didn’t answer me, but another did.
— Penny Dreadful

Religions qu'on a abandonné, jetant aux oubliettes ces hérésies d'un autre temps avec les civilisations les ayant encensées. Divinités malsaines pour le Régime en place, détournant les fidèles de ceux qui se veulent uniques maîtres, on traque les blasphémateurs, on détruit les derniers lieux de cultes clandestins ayant bourgeonné à travers l'Etat au fil des années. Propagande insufflant de nouveaux idéaux, formatant les psychés de chacun sur un modèle exclusif, pensée juste. Manipulation au berceau, contrôle incessant, quelques cultes persistent néanmoins, malgré la répression des autorités. Créatures ou mortels, Elle n'y pourra rien, se contentant alors dans ses ires soudaines à les condamner au supplice. Renforcement paradoxal des croyances à mesure que le Régime a pris des libertés, dernier symbole d'espoir pour les castes opprimées.

CULTE D'ILLARGIA

Adoration de l'astre supérieure à leurs congénères, interations à la divinité à travers la personne de l'Alpha qu'on subbodore incarnation lunaire. Croyances que d'autres meutes moquent. Usurpatrice à l'ego démesuré ou réalité que d'autres ne peuvent percevoir, les sobriquets ne manquent guère pour ce gourou qui se cache dans l'ombre mais dont la moindre menace est sciemment proférée. Terreur qu'elle fait volontairement régner, autant chez les autres que chez les siens, les lycans ploient l'échine et s'executent avec fébrilité, malgré quelques discordes latentes. Certains n'acceptent pas ce qu'ils mirent comme un abus de pouvoir, mensonge proféré pour mieux régner. Malédiction qui semble peser sur les alphas d'Illargia, la progéniture se meurt aux premières heures. Déesse qu'on murmure avoir contrarié, multipliant les rites pour pallier à cette descendance absence, dans la crainte de ne plus être à même de communiquer avec l'astre, par manque de figure personnifiée.

CULTE HUMAIN

Dieux bâtards dont l'interdiction formelle d'employer les patronymes a été officiellement prononcée, affiches placardées sur les murs de chaque cité. Divinités anciennes, toutes racines mêlées, emprunt aux grandes religions éteintes, relation de mortel à l'au-delà à laquelle on se rattache avec inquiétude. Paganisme pour le Régime qui se fait Inquisition, dressant des bûchers pour les impies. Multiplication des chapelles clandestines qu'on profane, peinturlurant les portes de celles-ci des symboles du Régime avant de traquer les instigateurs entretenant les lieux. Autodafés à répétition, on brûle les derniers livres causant divin de peur que les têtes encore malléables des générations neuves ne tombent sur ces textes et ne se posent questions. Les prières continuent, dans les dernières planques des mortels, derrière les portes closes, dans le silence et l'application.
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ELLE
TROGNE © : DANDELION.
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(#) Mar 17 Oct - 17:37
CROYANCES & RELIGION
Fear not old prophecies. We defy them. We make our own heaven and our own hell.
— Penny Dreadful


JEUNESSE

Autoritarisme qu'on ne définira plus, Elle est partout. Permanente vision de la légère dépigmentation d'un bleu céruléen, les murs de Maceria ne sont qu'ôdes à son encontre. Glorification, louanges, encensements divers, ce sont toujours des codes qu'ils faut deviner, des menaces qu'on devine entre les mots couchés sur le papier. Quelques syllabes qui y suffisent, des slogans qu'on scande, dont on ne se défait plus tant ils sont intelligement proférés, des choeurs que les enfants reprennent dès leur entrée sur les bancs de l'école, lessivant les neurones encore malléables de ces si petits individus. A la jeunesse seront dédiés divers usages : premièrement, les camps de jeune. Remplacement de garderies, les bambins suivent dès leur plus jeune âge des enseignements d'ordre prioritaire : culte de leur Sauveuse, apprentissage des grandes lois du Régime, etc. Très tôt sont déjà déterminées leurs orientations prochaines. Passé le cap des dix sept années, et ce sans différenciation sexuée, les jeunes générations subiront une année correspondant à un service militaire obligatoire. Générations qu'on forge pour un futur meilleur en une société des plus élitistes, s'assurant de la sorte qu'aucune rébellion ne viendra troubler l'ordre établi.

ABACTUS

Evénement du solstice d’été, l’Abactus est attendu toute l'année durant avec frénésie, autant par les créatures que par la population intramuros qui, en cette occasion, se rejoignent en l'enceinte de Maceria. Arène de la capitale alors transformée en vaste champ de bataille, ce sont les humains appartenant aux camps de travail qu'on y jette comme pâtures dans la fosse au lion, sélectionnés au cours d’un tirage au sort visant plus particulièrement les dissidents et récalcitrants de cette race définie comme inférieure par le Régime. Massacre orchestré par les autorités évidemment non présenté de la sorte, mais davantage et avant tout comme une promesse de libération envers le survivant, déchaînant ainsi la rage des élus, il ne s'agit là que d'une vaste machination de la plus haute sphère : même le dernier, soit-disant glorifié pour sa hargne et sa vigueur, n'y survivra pas. Par accident, disparition soudaine, ou parce qu’il succombe à ses blessures, dans le plus grand secret. Personne ne s’oppose au gouvernement sans en payer le prix.

CULTE DE LA PERSONNALITÉ

Divinités païennes originelles reléguées au rang d'archaïsme, c'est Elle qu'on encense, et elle seule. Abandon des anciens rites pour ne marquer qu'une attention envers l'Unique, désacralisant ainsi les légendes anciennes. Désormais n'est plus envisageable autre culte que celui de cette Elue qu'on leur a désigne comme descendante des premiers Dieux (cf. annexe faë), mysticité gargantuesque dont les pouvoirs sont si méconnus et tant interpolés qu'ils ne sont réellement connus d'aucun individu. Terreur qu'Elle fait régner, faisant construire jusque par delà les murs de la cité des autels à sa gloire, c'est une déesse sanglante dont les paumes virginales sont peinturlurées d'un rouge cruel. Tribut qu'on offre chaque année pour la commémoration de son ascension jusqu'au trône, tyran qui ne se fait aimer que par la peur.
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