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ELLE
TROGNE © : DANDELION.
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(#) Sam 21 Oct - 19:17
MODE DE VIE & TECHNOLOGIE
I belonged to a new underclass, no longer determined by social status or the color of your skin. No, we now have discrimination down to a science.
— Gattaca


Mode de vie archaïque, citée figée dans un siècle révolu. Atmosphère austère, architecture vieillotte, stalinienne; vestige d’une époque rigoriste parfaite, fortement apprécié de l’Oeil suprême. Bloc de bâtiments éparpillé soigneusement dans la ville. Séparation des classes saillante. Immeubles somptueux, ornés de terrasses, cossus abritant les privilégiés du régime, habitations dépouillés de fastes destinés aux impécunieux. « Excès » exclu, retour à l’originel. Métropole parsemée de promenades, jardins, décorés de fleurs en tout genre. Maelström de couleurs, apparence d’Eden éclipsant la réalité oppressante, dictatoriale. Artère principale de Maceria rehaussée de commerces, épiceries en tout genre. Denrées de base cédées contre un ticket de rationnement. Retour à la rude réalité lorsque les files d’attente s’étendent le long des rues sommairement ornementé de lampadaires d’antans.

SAVOIR TECHNIQUE


Cité privée du précieux métal tant utilisé dans les contructions, durant l'âge industriel, l'architectures et bien d'autres domaines durent faire en conséquence. Adaptation prenant du temps, la société Macérienne est aujourd'hui pleinement indépendante pour ce qui est du fer. Armuriers redoublant d'ingéniosité, des armes relativement modernes fûrent établis, se détachant des armes du passé. Si l'armée les porte, elles tiennent davantage de la parure, tentative d'effrayer les rebelles. Du côté de ceux-ci, les armes blanches sont préférées, clandestines, les ingénieurs enfermés dans les souterrains la majorité du temps ayant rejoint la Cause Rebelle ne pouvant disposer de moyens suffisamment modernes à Liria pour reproduire leurs ouvrages, encore moins se permettre d'en déplacer autrement qu'au compte goutte. Seuls individus à pouvoir manier le fer, les mortels, et de rares faës, possèdent un avantage non négligeable. La plus petite pointe sera férocement conservée, talisman.

L'observation, permanente. Poste de télévision. Vidéo-surveillance. Technologie futuriste en comparaison au reste du matériel. A chaque coin de rue, des esclaves ânonent, récitant comme de véritables litanies les règles qui rythment la vie de chacun. Aucune sécurité, aucune intimité, jusque dans les actes les plus anondins. Conjoints qui se dénoncent mutuellement, tromperie qui sont publiquement affichées ; opprobre. Jeux malsains, résonnent les rires de quelques créatures, sardoniques.

ARMEE


Premières guerres autour du fer qui fûrent à l'initiative du pouvoir en place ; armée qu'elle conserve, vétérans et miliciens prêts à prendre les armes au premier commandement, une caserne se trouvant à la périphérie sud de la capitale, logeant militaires et leurs familles. Moyen d'intimidation face à une Rébellion grandissante, elle ne fût jamais utilisée depuis l'instauration du Gouvernement Macerien, mais les augures ne prévoient pas d'amélioration de la situation. Tremblements aux fondations, les signes ne mentent pas. Une guerre est à venir, non plus mondiale telle qu'elle le fût, mais civile. Chaque camp se prépare, attendant l'élément déclencheur, le prochain abus, l'extorsion de trop.

TRANSPORTS


Déplacements qui se font sur des engins de base, réadaptés sans le moindre fer à partir de matières composites (bicylettes), à pieds ou à la force des bras ; ingénierie de base, machineries terribles inventées par les mortels désormais abandonnées. A ces techniques barbares, usant de fer, on préfère l'ancestral, ce qui s'était toujours fait : l'esclavage. Main d’œuvre à disposition, mortels opprimés, ce sont des carrioles qu'on atèle, tirés par un ou plusieurs êtres. Bourgeoisie qui profite grandement de ces privilèges, maltraitant les domestiques. Ceux qui se doivent de venir travailler à Maceria depuis Orcunion sont transportés de la même manière, à la différence près que ce ne sont pas des hommes : créatures déchues au rang de soumis lorsque chez eux, la rébellion fût constatée – ou mensongère, engendrée par le Régime pour ainsi faire tombe des têtes. La vérité n'est autre que celle de ceux qui possèdent le pouvoir.

Sous Maceria s'étendent de longs corridors, souterrains hantés où nul n'ose s'aventurer seul. Laisser-passer qu'il faut obtenir pour les emprunter. Certains se contentent de traverser la ville de part en part ; d'autres rejoignent Liria. Certaines familles tentent de s'y aventurer, espérant ainsi rejoindre un endroit meilleur pour leurs enfants. Ceux qui y parviennent ne reviendront jamais dans la capitale. Malheur pour ceux que la Milice surprend : potence aux adultes, esclavage aux enfants, lorsqu'on ne les exécute pas à leur tour.

MEDECINE & HYGIENE


Eugénisme latent. Stérilité dévastatrice ne permettant plus à la caste au pouvoir d'assurer l'avenir de son espèce, on tente de pallier aux amours infécondes. Sélection parmi les mortels, de ceux qu'on pressent dignes, sacrifiés aux espoirs de la peuplade faë. Sciences que ces créatures ont en adoration, les techniques détonnent par rapport à l'archaïsme dont elles peuvent faire preuve dans bien d'autres domaines. Connaissances poussées sur la génétique, c'est ainsi qu'on se joue de l'aléatoire en choisissant soi-même les futurs étreints. Peuple jeune, dotés de facultés encore inconnues, tous les espoirs sont placés en eux et l'immortalité qu'on leur suppose.

Si les faës ne souffrent pas des maux mortels et malgré un savoir considérable, amassé au fil des siècles, ce sont les Opprimés qui en font les frais. Entassement dans des conditions infâmes, sur un territoire hostile, multiplications des infections et des gangrènes. Accès à des soins primaires qu'on bâcle toujours à moins qu'ils ne soient Sacrifiés, élus du Régime, n'essayant pas de rendre la condition de ces pauvres hères meilleure, simplement de les garder en l'état, aptes au labeur.

ALIMENTATION


Habitants et par dessus tout, ouvriers mortels qu'il faut nourrir ; par delà les murs, des pans entiers de la forët, Orcynia, défrichés. L'espace n'en est pas si important pour autant, parfois insuffisant. Mise en place de serres tout particulièrement hermétiques, protégeant les cultures des conditions météorologiques dévastatrices. Cultures basiques, pommes de terres et autres racines, qu'on donne aux Opprimés, contre ticket de rationnements. Absence de monnaie, l'on mime l'équité, laissant croire que tous sont égaux et obtiennent les mêmes rations. Extras pour les plus riches, tickets spéciaux qu'on leur alloue, laissant libre cours aux bourgeois de festoyer avec leurs proches. Frugalité qu'on prétend, orgies en réalité. Bouillies infectes, certains préfèrent se contenter des rats qu'ils attrapent aux abords de leurs cabanes ou des rares animaux subsistant qu'ils chassent. Dans les boutiques, des pans entier, réservés à l'élite. Les mets les plus fins. Fruits exotiques, poissons rares baignant dans de larges aquariums et où s'équilibre de lui-même, le parfait équilibre naturel. La viande est un met rare, réservé à l'élite. Seuls les vampires ne subissent pas ce fragile état de la condition humaine.

MODE


Garde-robe antique, monstruosités drapées dans des tissus duveteux, soyeux, bariolés pour les égéries, bien plus sobre pour les hommes. Cynisme bourgeois éclatant, tableau victorien vivant, défilé baroque. Opprimés contraint à la banalité, guenilles passées, vestiges d’une ancienne modernité balayée. Servante dissimulée sous un manteau carmin, distinction de leur allégeance particulière, de leur fécondité parfaite. Pouillerie en dehors des murs, survie, débrouillardise. Récupération de friches délaissées, assemblage élémentaires, peaux de bêtes brodées pour les hivers rudes,, souvent en proie à la moisissure, au poids des années. Différence manifeste. Couleur attribuée aux Sacrifiés, le rouge n'est porté par aucun autre, teinte couverte d'opprobre.

EDUCATION


Lieux de connaissances fermés aux minorités ; seuls les détenteurs d'une quelconque influence sont autorisés à y pénétrer. Savoir d'un monde maintenu sous clef, vérité universelle intouchable. Ignorance de l'existence de tels traités, des preuves d'un passé autre que l'Etat Macerien. Notion qu'on voudrait inculquer aux êtres : l'Etat est leur unique liberté. Il n'y a rien d'autres, rien qui n'engendrera le salut de leur âme. Bibliothèques sous hautes gardes, quelques livres précieux chez des particuliers, parchemins des temps anciens. Ecole obligatoire pour tous, l'élite dans un cadre privé avec les meilleurs professeurs ; la pestilence des plus pauvres réservée au cadre publique. Notions identiques, idéaux du Régime, chants patriotiques dès les premiers mots. Elite de demain formées aux sciences de précision, apprentissages rudimentaires pour ceux condamnés à ne jamais évoluer de statut.

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